Para One - 'Machines of Loving Grace' (Animal63) | DJMAG France - Suisse - Belgique
Para One - 'Machines of Loving Grace' (Animal63)

Para One - 'Machines of Loving Grace' (Animal63)

L'avis de la rédaction

Para One a pris son temps. Sept ans après ‘Club’, neuf ans après le remarqué ‘Passion’, le producteur français est de retour avec un nouveau long-format intitulé ‘Machines of Loving Grace’. Et si l’attente a pu paraitre longue, le fondateur du label Marble n’en est pas pour autant resté inactif. Ces dernières années, on l’a notamment retrouvé du côté d’Ed Banger avec l’EP ‘Elevation’ ainsi qu’au cinéma. Signant les bandes-originales des films de Céline Sciamma, l’artiste a même remporté en 2015 un César pour son travail sur ‘Bande de filles’. Mais surtout, Para One a profité de cette période pour explorer de nouveaux horizons. « J'avais besoin de sortir de patterns et de systématismes liés aux formats et de prendre des virages inattendus. Pour cela il a fallu avant tout m'autoriser » explique-t-il au sujet de cet album.

Pour ce faire, le Français a voyagé. Voyagé dans son histoire personnelle tout d’abord, le temps d’un retour intime en quête de son enfance et d’un secret de famille. « Quand on part sur les traces d'une œuvre, d'une personne, du passé, on ne retrouve jamais vraiment ce qui était. On se trouve soi » commente Para One. Voyagé aussi autour du monde, entre Bulgarie, Bali et le Japon. Voyagé enfin dans les genres et dans ses multiples influences avec des sons piochés aussi bien du côté de la minimale que de la techno ou des musiques traditionnelles. Ce sont ces voyages multiples qui sont ainsi venus nourrir le voyage inédit que nous propose désormais ‘Machines of Loving Grace’. Une aventure en onze titres faite tout en contraste.

Entre tradition et modernité, entre Orient et Occident, entre électronique et acoustique, l’album ne choisit pas. En résulte un disque éclectique où se côtoient aussi bien les arpèges électroniques si caractéristiques du travail de Para One que le violon ou des percussions enregistrées sur l'île de Sado au Japon. Hors du temps et hors de tout cadre, le producteur a absorbé tous ces éléments pour mieux les transformer et dessiner à travers eux sa propre mythologie, son propre univers. Un univers que le Français devrait continuer à décliner très bientôt. En effet, ‘Machines of Loving Grace’ est la première partie d’une trilogie pluridisciplinaire intitulée SPECTRE. S’en suivra le premier long-métrage de Para One ‘Sanity, Madness & the Family’ attendu pour la fin d’année ainsi qu’une dernière pièce encore entourée de mystère.

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