CamelPhat 'Dark Matter' (RCA Records) | DJMAG France - Suisse - Belgique
CamelPhat 'Dark Matter' (RCA Records)

CamelPhat 'Dark Matter' (RCA Records)

L'avis de la rédaction

Il est enfin arrivé ! Annoncé initialement en octobre 2018, il aura donc fallu attendre deux ans (et plusieurs reports) pour découvrir le tout premier album studio de CamelPhat. Un mal pour un bien qui aura permis au duo britannique repéré en 2017 avec son tube ‘Cola’ d’accoucher d’un long-format aussi dense que riche. Et si bon nombre des morceaux qui composent ce ‘Dark Matter’ avaient été dévoilés au cours des derniers mois, Dave Whelan et Mike Di Scala nous ont tout de même réservé quelques belles surprises. Ainsi, sur les 21 pistes de ce disque, treize sont totalement inédites. Et au passage, CamelPhat nous offre même des relectures exclusives avec des ‘Dark Matter Edit’ de titres bien connus comme ‘Breathe’ ou ‘For A Feeling’.

Côté musique, le duo navigue d’ailleurs là aussi entre base bien connue et nouveautés. Tout en reprenant la formule qui a fait leur réputation au cours des dernières années, les deux producteurs démontrent une vraie ouverture d’esprit et la volonté de repousser leurs limites artistiques. De quoi donner un melting-pot électronique qui évolue entre house, techno, melodic, disco, psychédélisme ou même indie-pop. Cette ligne directrice se retrouve d’ailleurs parfaitement incarnée dans les featurings de ‘Dark Matter’. Pour dessiner les contours de son album, le duo s’est entouré de producteurs aussi variés que Skream, ARTBAT ou Eli & Fur et a aussi été puisé son inspiration du côté du rock et de la scène indé britannique. En résulte des collaborations étonnantes (mais parfaitement réussies) avec des artistes tels Jake Bugg, Yannis Philippakis du groupe Foals ou Noel Gallagher, ex-membre du mythique groupe Oasis.

Alors que retenir de ‘Dark Matter’ ? Entre musique de club et instants beaucoup plus contemplatifs, entre tubes de festivals et morceaux indé, entre underground et mainstream, il serait bien difficile de mettre cet album dans une case. Et pourtant, il est un parfait résumé de la vision de CamelPhat. A la croisée de nombreux univers, le duo a réussi à les réunir et à les assembler dans un seul et même disque qui, derrière sa longueur apparente, se tient parfaitement du début à la fin. A l’image des ouvertures pop avec le gratin de la scène indé britannique, les deux producteurs ont continué à évoluer tout en restant fidèle à leurs racines et à leur identité musicale. Un tour de force qui devrait permettre à CamelPhat de satisfaire ses fans de la première heure, tout en allant conquérir un public encore plus large. Car plus qu’une fin en soi, ce premier album marque le début d’une nouvelle étape pour le duo qui s’affirme plus que jamais parmi les noms qui comptent dans la scène électronique d’aujourd’hui.

Articles

Vidéos

Commentaires

Partager