Kolsch - Now Here No Where (Kompakt) | DJMAG France - Suisse - Belgique
Kolsch - Now Here No Where (Kompakt)

Kolsch - Now Here No Where (Kompakt)

L'avis de la rédaction

Le confinement semble avoir rendu le producteur danois ultra-productif ! Outre ses deux récents remixes pour London Grammar et Douglas Greed, Kölsch vient de sortir son quatrième album studio sur le mythique label indépendant Kompakt

'Now Here No Where' fait suite à sa trilogie ('1977', '1983' et '1989') en forme d'autobiographie(s). On est cette fois moins dans le conceptuel, avec une approche plus spontanée, autant cinématique ('Great Escape') que dancefloor, à l'image de 'Remind You', qui nous rappelle le Laurent Garnier de la belle époque, avec cette trompette jazzy perdue au milieu d'un beat techno tout droit sorti de Detroit.

Les nappes et orchestrations, indissociables de la Techno sauce Kölsch, sont une fois de plus les points forts de cet album, au niveau de production supersonique. Les rythmiques sont puissantes, les basses groovy à mort, la tension palpable... Puis au beau milieu de ces décors intemporels surgissent des hooks de synthés analogiques implacables, parfois même violents ('Sleeper Must Awaken'). 

Kölsch prouve une fois de plus sur cet album qu'il excelle en matière de Techno orchestrale.

 

Cet album décrit la vie qu'on expérimente en 2020. Une époque marquée par la confusion, la désinformation et les challenges environnementaux. C'est une interprétation émotionnelle et intimiste, une introspection sur mes propres défis mentaux et ma maturité en tant qu'être humain. (Kölsch)

 

'Time' dresse ainsi un tableau poignant, avec de la mélancolie et une douceur vocale contrariée par un gros lead de synthé anxiogène. 'Trumfabrik' met en action un vieil orgue bourré d'écho et de reverb, comme si l'heure du jugement dernier avait sonné. Sur 'Glypto', on retrouve cette dimension éclesiastique (voire apocalyptique) à travers des choeurs de cathédrale qui foutent la chair de poule.

'Now here no where', le titre éponyme, résume bien ce nouvel opus, avec une enveloppe deep-techno profonde laissant place à une orchestration magestrale, à la fois minimale et grandiloquente de par les effets sonores et le travail de production. Ces notes de piano qui rebondissent dans le creux de l'oreille avant de se laisser avaler par des arpèges et autres synthés plus organiques, ont de quoi provoquer de vraies réactions épidermiques.

La magie de Kölsch fait toujours autant sensation. Intense, subtile, tout en relief, sa musicalité n'a rien de mécanique, même si elle présente une agressivité techno parfois surprenante. Parmi ces 12 titres, il n'y a vraiment pas grand chose à jeter. Le titre de conclusion, 'Pause', plus Electronica dans sa construction, résonne comme un appel à l'optimisme, un véritable espoir. On en a tant besoin en cette année noire ! 

 

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