Parcels 'Parcels' (Because Music) | DJMAG France - Suisse - Belgique
Parcels 'Parcels' (Because Music)

Parcels 'Parcels' (Because Music)

L'avis de la rédaction

Même si leur look tout droit sorti des années hippies a tendance à tromper l'oeil, les cinq membres de Parcels n'ont que 21 ans. Après plusieurs singles de très haut niveau, le groupe australien révélé par le label français Kitsuné présente son premier album long format.

Jules Crommelin est à la guitare, Noah Hill à la basse, Louie Swain et Patrick Hetherington aux claviers, Anatole Serret à la batterie – et tout le monde chante en parfaite harmonie. Formée au lycée, cette bande hétéroclite a scellé son engagement mutuel en déménageant à Berlin durant l’hiver 2015 avec très peu d’argent mais beaucoup d’enthousiasme naïf. Repéré alors par Gildas Loaëc (le boss du label Kitsuné et premier manager des Daft Punk), le groupe fait forte impression dès ses premiers singles et tape même dans l'oeil des Daft Punk (tient tient, hasard ou coïncidence ?), avec qui ils composent 'Overnight' (étonnamment absent au tracklisting de l'album). Avec cette collaboration, la hype naissante autour de Parcels s'est transformé en buzz international. Le succès médiatique est mondial, avec des prestations Live qui marquent les esprits aux quatre coins de la planète. Excellents instrumentistes, les Parcels dégagent quelque chose de particulier, comme si le groove de la Black Music infusait leur culture Pop

Tout cela se retrouve à l'écoute des douze titres de ce premier opus. Dès l'ouverture ('Comedown'), on plonge dans une Pop enjouée qui emprunte autant aux Bee Gees qu'à Nile Rodgers (Chic). Les petites cocottes de guitare funky et la ligne de basse ultra-groovy contrastent avec des placements vocaux aériens chantés à l'unison ('Lightenup'), par dessus une rythmique mid-tempo qui donne le sourire en toute circonstance.

Bien sûr, on entend qu’ils ont passé du temps en studio avec Daft Punk. Cela semble même évident sur la ritournelle 'Withorwithout', dont le chorus de synthé baroque nous renvoie directement aux balades de l'album 'Discovery' des robots masqués. L’ambiance live de ‘IknowhowIfeel’, ‘Lightenup’, ‘Exotica’ ; la production plus moderne et électronique de ‘Tape’ ou ‘Closetowhy’ (véritable pépite et potentiel prochain single) ; les clins d’œil à la Tropicalia et au style d’enregistrement des années ’60 sur ‘Yourfault’ et ‘Exotica’ ; le mouvement progressif de ‘Everyroad’ ou ‘Tape’ (qui ravira à coup sûr les fans de Metronomy) ; toutes ces influences et cent autres peuvent être relevées. Fidèles à eux-mêmes, les cinq Parcels ont décidé de produire leur propre album, une entreprise monumentale, avec leur expérience très limitée.

C’était très important pour nous de produire notre album. On avait envie de sentir qu’il nous appartenait, et on voulait évoluer et apprendre de nos erreurs. Et on est fiers de pouvoir dire qu’on est satisfaits du résultat pour la première fois.

La musique de Parcels a cette faculté rare de pouvoir s'écouter autour d'un feu de bois sur la plage ('Yourfault', 'BeMyself'), dans un club, en voiture ou au bureau. On tient là l'un des albums indispensables de cette fin d'année. Surtout, on a le sentiment assez bizarre que c'est le genre de groupes hybrides qu’on ne voit apparaître que tous les trente ans, un peu comme leur garde-robe.


EN TOURNÉE FRANÇAISE

  • 10.11. Rouen (Le 106)
  • 11.11. Lille (Aeronef)
  • 12.11. Nantes (Stereolux)
  • 13.11. Paris (Olympia)
  • 15.11. Bordeaux (Le Rocher de Palmer)
  • 16.11. Toulouse (Le Bikini). 

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