Interview : M'BEE | DJMAG France - Suisse - Belgique

Le nom d’M’BEE est familier pour beaucoup d’amateurs d’électro au sein de la ville d’Orléans.

Influencé par les Daft Punk et la Swedish House Mafia, Matthias souhaite désormais se servir de son statut de DJ phare de la ville pour développer la culture de la musique électronique au pays guépin. Pour DJ Mag France, M’BEE est revenu sur son parcours, son passage à la résidence du Nova Club et ses futurs projets pour Orléans.

Bonjour Matthias ! Vous mixez depuis 10 ans, dont 6 en club sur Orléans. Pourriez-vous nous parler un peu de votre parcours et de vos influences ?

Effectivement ! J’ai le parcours très atypique du DJ. J’ai commencé à mixer dans ma chambre entre 10 et 12 ans et au fur et à mesure des années j’ai investi dans un meilleur matériel. J’ai par la suite animé des anniversaires, des mariages … Puis en 2012 j’ai fait une rencontre qui m’a permis de faire un premier test sur une boîte de nuit à Orléans. Ça a marché directement car je suis resté 3 ans en résidence ! C’était le 80’s, un club qui a fermé depuis. Pour ce qui s’agit de mes influences, l’électro m’a toujours animé. C’est un peu la facilité de dire ça mais mes références sont clairement les Daft Punk et la Swedish House Mafia. Les mecs sortent un opus avec des remix de sons que j’adorais à l’époque. Je parle de ‘Until One’, je l’ai tellement écouté ! Pareil pour ‘Alive 2007’ des Daft Punk. Mon seul regret est d’avoir été trop jeune au moment où j’aurais pu les voir en concert.

De 2015 à 2018, vous étiez à la Résidence du NOVA CLUB où vous avez eu l’occasion de mixer avec Kryder ou encore Joachim Garraud. Que conservez-vous de ces rencontres ?

Je retiens surtout le plaisir d’avoir pu approcher mes influences. À l’époque, Kryder était au sommet avec ses tracks assez electro/house. Quand on m’a dit qu’il allait jouer au Nova, j’étais comme le gamin qui rencontre son idole alors que les gars sont hyper simples et juste content de venir jouer dans des petits clubs français ! J’en garde donc forcément de très bons souvenirs.

Vous dirigez avec 4 de vos amis le collectif du Tchou-Tchou Club afin de développer votre vision de la fête à Orléans. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce projet et sur ce que le collectif nous réserve les mois prochains ?

C’est une association qu’on a créé un peu avant le Covid. C’est pourquoi nous avons très rapidement été stoppé dans nos ardeurs ! Dès que la situation revenait à la normal on a commencé à organiser des soirées. C’est un collectif une nouvelle fois house/techno un peu plus underground que ce qu’on a pu voir au Set Electro. On est 5 DJs dont 4 qui ont gagné le Set Electro, 5 orléanais dont un qui est désormais sur Paris. Notre but est de pouvoir organiser des soirées et d’essayer de faire venir des artistes pas forcément que d’Orléans. On veut montrer qu’il y a du potentiel à exploiter avec l’electro underground en bookant des artistes pour développer les soirées underground sur la ville parce qu’il y en a trop peu à notre goût. On sera en partenariat avec un bar qui s’appelle le 'V and B' lors de la fête de la musique. On aura une scène qui s’appellera le Tchou-Tchou Club qui sera réservé uniquement pour nous. Il y aura aussi le Cocorico festival qui a lieu chaque année au château de la Ferté Saint-Aubin à quelques kilomètres d’Orléans où il y aura pour la première fois cette année une seconde scène alternative en plus de la mainstage. Ça sera sur 3 jour et on s’occupera de la scène le jeudi 14 juillet, lors de l’ouverture du festival. D’autres projets sont aussi en cours.

On a pu voir avec le dernier Set Electro du 7 mai dernier (avec Oliver Heldens et Tony Romera) qu’Orléans est en train de devenir une ville centrale de la culture electro en France. Comment l’expliqueriez-vous ?

Je ne suis pas forcément d’accord ! Je trouve que c’est encore de nos jours difficiles d’amener la culture électro dans les clubs d’Orléans malgré l’influence du Nova. Je pense qu’il existe une volonté de la mairie de rendre ce genre d’évènement plus familial et accessible aux jeunes comme avec ce qui est mis en place avec les fêtes de Jeanne d’Arc. Mais pour répondre à la question, je pense que la proximité avec Paris aide beaucoup et elle fait que les jeunes d’Orléans sont très ouvert d’esprit. Il faut dire que le Set Electro accueille à chaque fois près de 40 000 personnes ! C’est très significatif et ça montre l’intérêt grandissant de la ville pour l’electro et c’est un réel plaisir de voir ça. Je me dis qu’il y a du travail avec l’association parce que la concurrence est là ! La route sera longue pour devenir une référence mais on y travaille, avec les collectivités et les associations du coin. On sent un engouement pour l'électro à l'image du Set Electro ou du Fusion Estiva.

En vue du DJ Cast que met en place la ville, pensez-vous qu’Orléans peut devenir un jour une référence de la musique électronique en France, voir même rivaliser avec des villes comme Lyon ou Marseille ?

Lyon et Marseille on tape haut (rire) ! J’aurais peut-être plus dit Nantes qui est déjà une grande ville de l’électro notamment grâce au Warehouse. Rivaliser c’est un grand mot pour moi. Mais je pense qu’on peut proposer du contenu diversifié et innovant régulièrement. Orléans est une ville qui ne demande qu’à grandir ! Le centre-ville se modernise, de nouvelles salles arrivent …

Parmi vos prochaines dates, il y en a-t-elle une que vous attendez en particulier ?

Clairement le Cocorico ! Pas avec le Tchou-Tchou club, mais je parle de celui où je vais faire la première partie du Cocorico warm-up sur la mainstage. J’attends cette date avec impatience !

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