Interview : Jonas Blue lance son année avec ‘Don’t Wake Me Up’ | DJMAG France - Suisse - Belgique

Le producteur nous dit tout sur son dernier single et son prochain album à venir en 2022.

On avait quitté Jonas Blue en 2021 après une année bien remplie – marquée notamment par les singles ‘Something Stupid’ et ‘Hear Me Say’. Le voici déjà de retour prêt à attaquer 2022 de la meilleure des manières. Il y a quelques jours, le producteur britannique dévoilait ‘Don’t Wake Me Up’ en collaboration avec le boys band américain Why Don’t We. Un single dance-pop dans la pure tradition Jonas Blue qui vient donner le coup d’envoi d’une année qui s’annonce particulièrement dense pour l’artiste. En ligne de mire, l’auteur des tubes ‘Mama’ et ‘Perfect Strangers’ devrait dévoiler en septembre prochain son second album studio. Jonas Blue nous dit tout sur ce nouveau long-format à venir et sur son dernier single ‘Don’t Wake Me Up’.

Tandis que 2021 vient tout juste de se conclure, quel est ton meilleur souvenir de cette année un peu spéciale ?

Je crois que c’est l’EXIT Festival en Serbie, ça a été mon premier vrai gros show en près de deux ans. De pouvoir jouer devant une foule pleine c’était génial parce que c’était une sensation qui m’avait vraiment manqué. Tout le monde était là pour passer un bon moment, les gens réagissaient super bien aux musiques que je jouais. C’était juste génial.

Est-ce que comme d’autres artistes tu étais un peu nerveux à l’idée de remonter sur scène après une si longue pause ?

Oui totalement. D’habitude quand je suis en tournée je joue jusqu’à trois dates par semaine. Donc passer deux ans sans être devant un public c’était quelque chose de très particulier. J’étais nerveux non pas à l’idée de faire ce que je fais mais plus au sujet de l’interaction que j’allais avoir avec la foule. C’était un mélange de stress et d’adrénaline mais dès que je suis monté sur scène, tout avait disparu et j’ai passé un super moment.

En parlant de scène, en décembre dernier tu as organisé une soirée avec ton label Electronic Nature au mythique Ministry of Sound de Londres. Comment s’est passée cette soirée ?

Ça a été incroyable. J’ai lancé mon label il y a quelques années et il est vraiment centré sur des morceaux clubs que je peux jouer dans mes sets. On avait tout un tas de supers morceaux et on s’est dit que c’était le moment de faire une soirée club et de réunir tous ces artistes. C’était vraiment super de pouvoir laisser la place à de nouveaux talents, des gens comme Tom Westy ou Stacie Fields. La plupart de ces artistes n’ont pas forcément la chance de pouvoir jouer dans des clubs aussi prestigieux que Ministry of Sound donc de pouvoir le faire avec la soirée de mon label, c’était génial.

Après cette première date, tu devais également partir en tournée au Royaume-Uni à la fin du mois de janvier.

Oui mais nous allons décaler la tournée à la fin d’année pour coïncider avec la sortie de mon nouvel album prévue pour septembre. Ce sera l’occasion de jouer mes nouveaux morceaux et d’être accompagné sur scène par les artistes et musiciens avec qui j’ai pu collaborer. J’ai très hâte d’y être.

Tu avais déjà sorti un premier album studio en 2018. A l’heure du streaming, et tout spécialement dans la musique électronique, nombreux sont les artistes qui se contentent d’enchainer les singles et les EPs. Est-ce que c’est important pour toi de garder un attachement au format album ?

Ma musique étant à la croisée de la dance et de la pop, la plupart des gens qui me suivent et qui apprécient mon travail ont envie d’écouter un ensemble d’œuvres de ma part. Le format album reste important pour ma fanbase. Nous avions eu de superbes réactions à mon premier album ‘Blue’ et je suis donc très pressé de dévoiler le second cette année.

Comment as-tu travaillé sur cet album ? Est-ce que tu as juste continué à composer ta musique puis tu as vu quels morceaux colleraient le mieux ensemble ou est-ce que tu t’es mis en mode album avec une ligne directrice déjà en tête ?

C’est un peu un mélange des deux. J’ai fait de nombreuses sessions d’où sont sortis des titres qui seront sur l’album. Mais avec un album j’essaie vraiment de créer un voyage. Je ne veux pas juste accumuler des gros hits mais aussi qu’il y ait la place pour des morceaux que les gens n’attendraient peut-être pas de moi. Donc je me base sur mes sessions mais si certains titres ne collent pas je vais en produire d’autres derrière. L’important est de proposer quelque chose de cohérent.

En attendant de découvrir plus en détails ce nouveau disque, tu as dévoilé il y a quelques jours ‘Don’t Wake Me Up’ en collaboration avec le groupe Why Don’t We. Quel a été le point de départ de ce single ?

Tout a commencé en 2019. Jonah, l’un des membres de Why Don’t We, m’a envoyé un tweet pour me dire qu’il adorerait qu’on collabore. J’ai commencé à discuter avec lui et je me suis rendu compte que tout le groupe était très fan de mon travail. Donc j’avais cette idée en tête de faire un jour un morceau avec eux. D’autant plus que je passe la plupart de mon temps entre Los Angeles et New York et le groupe passe tout le temps à la radio. Mais en Europe, ils ne sont pas encore aussi reconnus. Avec une collaboration je pouvais donc ramener leur son ici et vice-versa. En mai dernier, ils m’ont envoyé un message avec Corbyn [un autre membre du groupe ndlr] jouant du piano et chantant le premier refrain du morceau et j’ai eu des frissons. La chanson était géniale et j’ai tout de suite su où elle devait aller et comment je pouvais la compléter avec ma production, etc. J’ai donc prévenu les gars que c’était enfin le morceau que nous devions faire ensemble. J’ai pris un peu de temps pour le finir parce que je voulais vraiment qu’il soit parfait mais je suis très content du résultat. Au cours des dernières années je me suis laissé expérimenter pas mal de nouvelles sonorités comme avec mon titre ‘Naked’ et ses influences disco ou ‘Something Stupid’ qui est plus dance/house mais sur ‘Don’t Wake Me Up’ je voulais en quelque sorte revenir au son classique de Jonas Blue.

Tu évoques le son Jonas Blue. Est-ce que justement tu sens parfois une pression de la part du public qui veux que tu restes dans un style défini et que tu continues à faire uniquement le son qu’ils connaissent et qu’ils attendent de toi ?

Je suis du genre à m’ennuyer très vite. Certains aiment rester dans leur zone de confort mais moi, d’autant plus que je fais aussi bien la production que le mix, etc., j’ai besoin d’être excité à chaque fois que je fais un nouveau morceau. Donc j’essaie toujours de nouvelles choses. Mais bien sûr c’est toujours un risque à prendre. Quand j’ai sorti ‘Something Stupid’ par exemple il y avait des gens qui disaient qu’ils voulaient entendre ‘Rise’ ou ‘Mama’. Je comprends ces auditeurs qui apprécient ces gros tubes mais moi j’ai aussi besoin de nouveautés. D’autant plus que je pense que maintenant je suis arrivé à mélanger les éléments qui ont fait l’identité Jonas Blue avec de nouvelles sonorités.

Est-ce que les différents confinements ont aussi été l’occasion pour toi de prendre plus de temps en studio pour t’essayer à de nouvelles sonorités ?

Oui totalement. Avant la pandémie j’étais tout le temps en tournée et presque jamais à la maison. Donc j’avais tout un tas de super morceaux que j’avais écris mais que je n’avais jamais finis. Avec la pandémie j’ai donc pu prendre le temps de finir tous ces morceaux. Quand les choses ont commencé à progressivement repartir, j’ai également pu de nouveau organiser des sessions en studio et j’ai vraiment écris mes meilleurs morceaux à ce moment. Ça a été une période très créative pour moi.

Avec ces sessions studio et ton album prévu pour septembre, est-ce que l’on peut donc s’attendre à un programme particulièrement dense pour toi cette année ?

Oui d’habitude je sors uniquement deux ou trois gros singles par an et éventuellement quelques morceaux plus club. Là je pense que je vais en sortir au moins six ou sept. Il y aura donc bien plus de singles cette année et bien sûr l’album en septembre. J’ai aussi de nombreuses collaborations vraiment cool qui devraient voir le jour donc ce sera une année bien chargée.

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