Test : Arturia Pigments 3 | DJMAG France - Suisse - Belgique

Sortie en V1 fin 2018 puis en V2 fin 2019, Pigments nous arrive en version 3 en avril 2021. Découvrez notre test du nouvel arrivage des français Arturia !

Sortie en V1 fin 2018 puis en V2 fin 2019, Pigments nous arrive en version 3 en avril 2021. Rassurez-vous si vous êtes possesseur de l’une des anciennes versions, Arturia vous offre une nouvelle fois cette mise à jour majeure. Même si il faut reconnaître que Pigments nous a un peu manqué dans la dernière mise à jour de la V Collection, Arturia reste des plus corrects avec ses utilisateurs tout en affichant clairement son souhait de faire de ce Pigment l’un des vaisseaux amiraux de sa flotte de plugins. Notez également si vous n’avez pas encore sauté le pas vers Pigments qu’une offre de lancement sera proposée à 99€ à l’occasion de la sortie de cette V3. Spoiler alert : préparez la CB…

Prise de contact

La mise à jour se fait toujours de manière aussi pratique et agréable, via le Service Center d’Arturia associé à votre compte. On peut donc rapidement entrer dans le vif du sujet. L’interface est globalement assez proche de la V2. Pour rappel, ce plug-in, utilisable en stand alone ou dans votre DAW favori, n’est pas une reproduction d’un synthé existant mais bien une création 100% originale d’Arturia. Pigments est présenté comme un synthétiseur polychromatique qui utilise la synthèse additive et des performances DSP inégalées pour vous fournir une puissance et des possibilités illimités. Dis comme ça, même si ça fait un peu flipper mon vieil iMac, ça fait quand même très très envie. Disons le tout de suite, les configs les plus anciennes risquent d’être un peu mises à l’épreuve, mais franchement rien de rédhibitoire ou de vraiment bloquant. Les nouveautés sont nombreuses, et l’une des plus importantes est l’ajout d’un nouveau type de moteur nommé harmonique qui arrive en même temps que la possibilité de combiner un 3e moteur “utilitaire”. A cela s’ajoutent entre autres 64 nouvelles tables d’onde, un filtre passe-bas issu du Jup-8 V4, un pitch delay, un nouveau BL-20 Flanger ainsi que le fameux Chorus JUN-6. Ajoutez à cela 300 nouveaux presets intégrés et de nouvelles banques de sons supplémentaires dont vous pourrez bénéficier à prix réduit pour le lancement. Enfin, comme sur la V Collection, vous pourrez désormais profiter de tutoriels intégrés pour apprendre à maîtriser Pigments directement depuis le plug lui-même.

Sonorités

Aligner les chiffres, les nouveautés et les possibilités est une bonne chose, pouvoir les entendre rapidement et facilement est encore plus impressionnant... et rare. Pigments est de cette trempe et ce n’est pas comme si on ne vous l’avait pas déjà dit dans notre test de la 1ere version, mais Arturia a choyé son bébé et n’a cessé de le faire progresser et aller vers l’avant. Le résultat à l’oreille est bluffant. Le grain, les textures, les modulations, l’espace, tout y est. Pigments fait partie de cette catégorie de plugs d’élite qui réduisent à portion congrue l’écart entre les meilleurs synthés analogiques et le monde digital. Quand on aime les machines, les sons “gros”, analo, cela demande un véritable effort intellectuel d’accepter que ce que nous fait entendre Pigments ne sort pas d’une machine.Nous avons beau chercher des choses à reprocher à Pigments, en dehors de sa puissance qui met un peu à genoux mon iMac de fin 2013), nous ne trouvons pas… Mais cette fois, grâce à cet article online, nous allons même vous faire gagner du temps et vous le prouver tout de suite avec 20 extraits enregistrés à la volée, utilisant de nouveaux presets du Pigments 3 (et deux anciens avec le très parlant Bass from Stranger et le sublime Organ Cathedral que nous voulions vous faire partager). Nous vous donnons notre parole, nous n'avons rien fait d’autre sur ces extraits qu'utiliser des notes midis de base, y compris certains accords que vous retrouverez plusieurs fois. Rien sur le plug, rien sur la piste et rien non plus en sortie de master. Pourquoi ? Pour deux raisons simple. La première est la transparence, et si vous mettez les mêmes notes ou plaquez les mêmes accords que nous avec ces presets dont je vous donne les noms et les catégories, vous verrez que vous obtiendrez exactement la même chose. La deuxième raison est encore plus simple, c’est pour vous montrer que les presets de base sont déjà, pour la plupart, monstrueux. Nous vous laissons donc découvrir les extraits en continuant cette lecture et entendre la profondeur, la rondeur et le poids des bass, l’épaisseur des keys ou des bells, la beauté des choirs et des pads  ou même encore la facilité avec laquelle Pigments vous claque un lead EDM en jouant seulement une note. Si vous n’avez pas fait attention, tendez l’oreille sur la complexité de certains extraits comme l'atmosphère Evolution ou la magie des Solarium Strings.

Comme si tout cela n’était pas suffisant pour convaincre tout le monde et démontrer que l’on peut se frotter à tous les styles, les presets nous ouvrent la porte des FX et des drums avec le Sweep qui n’en finit plus de monter et d’évoluer, la séquence rythmique qui vous pose une ambiance à elle toute seule et tant qu’à faire, des kicks ! Notre Drumbrute Impact a fait la grimace quand il a entendu ça mais il a aussi ses qualités et c’est la même famille, alors tout va bien !

Conclusion

Que dire de plus, maintenant que vous avez pu entendre par vous-même ces presets de base sur lesquels nous n'avons même pas touché au Cutoff. Les évolutions ou modifications que vous entendez sur certains extraits sont intrinsèques au preset et s’offriront à vous exactement de la même façon. Quelle meilleure manière de conclure qu’en ayant toujours le même avis que lors de notre test sorti sur DJ Mag en 2019 pour la version 1.2 de Pigments ? Nous vous le recopions ici mot pour mot et vous laissons seuls juges :  “Vous l’aurez compris, Pigments est un “Instant Classic”, une pure merveille comme on en croise pas tous les jours dans l’univers de la MAO. Un grain et un son analogique qui tend vers des sons modernes et futuristes, une facilité d’accès déconcertante et un son vraiment puissant confèrent à ce Pigments tous les arguments à l'investissement des 199€ demandés.

A l’occasion de la sortie de cette V3, c’est même pour 99€ que vous pouvez obtenir ce plugin exceptionnel qui a déjà conquis bon nombre de producteurs chevronnés. En moins de 3 ans, il a réussi à éclipser et donner un coup de vieux à des plugs populaires depuis de très nombreuses années et le suivi exemplaire d’Arturia tend à prouver que cela va continuer encore longtemps. C’est bien simple, l’ordre peut dépendre de l’utilité ou de l’inspiration du moment, mais Pigments est pour nous dans le TOP 3 des meilleurs synthés logiciel disponibles actuellement.

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