Retro 2020 : HUGEL | DJMAG France - Suisse - Belgique

Année ô combien éprouvante, 2020 restera à jamais une expérience inédite pour les DJs et acteurs du monde des musiques électroniques. Hugel est le premier invité de Retro 2020, une série d'interviews spéciales 2020...

Le DJ-producteur marseillais HUGEL partage avec nous le bilan de son année 2020... Privé de shows, il s'est replongé dans ses racines musicales, produit beaucoup de nouveaux tracks et maintenu son cap avec quelques sorties réussies à l'image de son tube en puissance 'Gimme Dat'. Impatient de retrouver la vibe du public, il répond à nos questions. 


Rien ne remplacera la vibe des humains entre eux, connectés au sein d'un festival ou d'un club...


Le confinement t'a-t-il donné envie de changer des choses dans ta vie d’artiste ?

Pour moi, ça a changé totalement ma manière de produire ma musique. J’ai pu m’ouvrir à de nouvelles sphères. Je n’aurais jamais pu le faire avec le rythme de la tournée.

En as-tu profité pour ressortir les archives de vinyles ou replonger dans les classiques ?

Totalement ! Cela fait 9 mois que je fais de la music 24/7... 

Si oui, cite-nous quelques titres que tu as pris plaisir à redécouvrir :

Musiq Soulchild - Just friends. Je me suis aussi replongé dans la discographie entière de DJ Sneak. Je bosse d'ailleurs sur une version 2021 de son track Booty Call qu'il avait sorti avec Fast Eddie.

Quel artiste (tous genres confondus) t'a le plus touché au cours de l’année 2020 ?

Bryson Tiller avec son nouvel album.

Et s’il n’y avait qu’un gros coup de coeur à mettre en avant cette année, ce serait lequel ?

Ma nouvelle copine (ahaha) !

Côté studio, as-tu été plus productif qu’à l’habitude ou bien fais-tu partie de ceux qui ont plus ou moins tout stoppé par faute de motivation, par exemple ?

Moi, j’ai explosé ! Je n’ai jamais autant produit de beats et écrit de chansons que cette année.

Comment as-tu entretenu le lien avec tes fans pendant cette longue période ?

Un peu de divertissement sur les réseaux sociaux...

Les live-streams sont-ils un outil convaincant pour toi, en tant qu’artiste ?

Pas vraiment les Live stream, mais ma chaine Youtube marche plutôt bien.

J'imagine mon premier show post-Covid à la manière d’une orgie romaine. J’ai peur rien que d’y penser.

Penses-tu que les Live streams sont à même de s'inscrire durablement comme un rendez-vous indispensable entre un artiste et les fans ?

Non, rien ne remplacera la vibe des humains entre eux, connectés au sein d'un festival ou d'un club. On veut du contact, de la sueur !

Privé de shows pendant déjà 9 mois, sur une échelle de 1 à 10, quel est ton niveau de manque ?

Je pense avoir atteint les 12...

Comment et quand imagines-tu ta première performance en public post-covid ?

A la manière d’une orgie romaine. J’ai peur rien que d’y penser.

Sortir de la musique « club » quand la danse et les sorties sont interdites, est-ce que ça avait un intérêt ?

Cela permet de ne pas s’endormir et de ne pas se faire oublier. Après, c’est sûr, la portée est moins forte qu’en temps normal...

Les clubs ont été parmi les victimes les plus durement touchées par cette crise, avec un débat de fond qui a rejailli : les clubs sont-ils des lieux de culture ?

Pour moi, oui, totalement ! J’ai grandi là-dedans, donc ça l’est pour moi. Mais pas pour le gouvernement...

En tant que DJ-producteur, as-tu le sentiment de contribuer à une culture ?

DJ, c’est une culture, c’est toute ma vie ! La production, le sampling, c’est toute une culture, avec une longue histoire. J’ai d'ailleurs essayé de me replonger dedans ces derniers mois en allant plusieurs fois chez un disquaire vinyle à Lisbonne. J’ai pu retrouver pas mal de perles. Pas de doute, on est vraiment dans de la grosse culture.

 

 

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