Interview : Vintage Culture | DJMAG France - Suisse - Belgique

Rencontre avec le producteur brésilien qui vient tout juste de dévoiler le VIP Mix du tube ‘Party On My Own’ signé avec son compatriote Alok.

Voici une rencontre que les fans de dance music made in Brazil attendaient de pied ferme. Fin août, Alok et Vintage Culture présentaient ‘Party On My Own’. Un morceau qui marquait la toute première collaboration entre les deux têtes d’affiche de la scène électronique brésilienne. Et pour l’occasion, le duo ne fait pas les choses à moitié et ne dévoile non pas une mais deux version de ce titre. Après l’Original Mix disponible à l’écoute depuis quelques semaines, les deux producteurs nous offrent désormais un VIP Mix de cet entêtant ‘Party On My Own’. Vintage Culture revient pour nous sur la genèse de ce titre, sur la vie d’artiste au temps du coronavirus mais aussi sur sa collaboration remarquée aux côtés d’un certain Tiësto.

‘Party On My Own’ est ta première collaboration avec ton compatriote Alok. Comment avez-vous travaillé ensemble sur ce morceau ?

Même si cela a mis du temps à venir, nous avons toujours voulu sortir un morceau ensemble. Mais nos plannings très chargés ne nous permettaient par de le faire. Cette fois, tout s’est déroulé sans difficulté. Les voix, l’idée globale, etc. Nous sommes très heureux du résultat et il y a même deux versions de ce titre : la première sortie en août en tant qu’Original Mix et le VIP Mix qui sonne un peu plus lourd et tourné vers le dancefloor. Et comme nous vivons dans une période difficile, nous avons décidé de reverser les droits d’auteur de ‘Party On My Own’ à des œuvres caritatives au Brésil.

Avec Alok, tu es actuellement l'un des meilleurs ambassadeurs de la scène électronique brésilienne. Comme en France nous avons eu la French Touch dans les années 90, est-ce que tu penses qu’il existe une ‘Brazilian Touch’ ?

Oui je crois que c’est une ‘évolution’ naturelle pour chaque pays de créer sa propre culture électronique. Mais le Brésil est un grand pays, il y a vraiment plusieurs genres brésiliens et les DJs ici font quelque chose de différent que dans le reste du monde. Par exemple, mon style et celui d’Alok sont très différents. Ce qui a d’ailleurs été un challenge dans le processus créatif de ‘Party On My Own’.

Juste avant ‘Party On My Own’, tu avais aussi sorti ‘Coffee (Give Me Something)’ avec Tiësto. Que ressent-on à partager un morceau avec lui ?

C’est un vrai honneur. Tiësto est une légende de la musique électronique et je ne saurai décrire avec des mots le sentiment d’avoir pu produire ‘Coffee Give Me Something’ avec lui. Vous imaginez un garçon originaire d’une ville de 15 000 habitants au milieu de nulle part, qui veut devenir DJ et qui maintenant sort un morceau avec Tiësto ? C’est incroyable.

Après avoir un morceau avec Tiësto, est-ce qu’il y a d’autres artistes avec qui tu rêverais de collaborer ?

C’est une question difficile. En fait, certaines collaborations dont j’ai toujours rêvé sont déjà en place. Mais malheureusement je ne peux pas en parler pour le moment.

Avec la situation actuelle, que ressent-on en tant qu’artiste lorsque l’on sort de la musique mais qu’on ne peut pas aller la jouer en club ou en festival ?

C’est un mélange d’émotions Bien sûr, tu as la satisfaction de voir le morceau finalement sortir. Cette adrénaline quand je travaille avec mon équipe sur la campagne de lancement, quand je lis tous les commentaires et regarde comment les fans réagissent au morceau sur les réseaux sociaux. Mais l’énergie de la foule me manque aussi. Rien n’est meilleur que de voir sur les visages des gens ce qu’ils ressentent, leurs expressions. C’est vraiment la réponse la plus précise. Donc de ne pas avoir l’expérience live en ce moment c’est vraiment frustrant. Et en même temps cela m’excite qu’il y ait tout un tas de morceaux à jouer dès que la fête sera de retour. Je dois avoir au moins 100 morceaux qui attendent de sortir.

Cet été tu as joué au festival virtuel Tomorrowland Around The World. Que ressent-on à jouer dans ce type d’évènement 100% virtuel ?

Tomorrowland Around The World est vraiment un tournant dans l’histoire de la dance music. Personne n’avait été introduit à un tel niveau d’experience virtuelle auparavant. Ils ont prouvé que le public pouvait apprécier le festival d’une autre façon, à la maison, toujours avec ses amis ou sa famille mais d’une manière totalement immersive qui ne ressemble à rien de ce que le monde avait pu voir. Je me sens très reconnaissant d’avoir pu jouer et participer à cette toute première édition.

Nous allons bientôt découvrir le nouveau classement Top100DJs. En 2019, tu avais atteint la 47e place. Est-ce que tu as un objectif pour cette année ?

Je n’ai pas d’objectif en tête. J’espère une position juste, basée sur mon travail actuel et sur la passion de mes fans qui ont pris leur temps pour se rendre sur le site et voter pour moi.

Quelle est la suite pour toi maintenant ?

Beaucoup de nouveaux morceaux, beaucoup de soirées dès que la vie reprendra son cours. J’espère pouvoir jouer autant d’heures et devant autant de gens que possible à travers le monde pour apporter du bonheur et de la bonne musique où que j’aille. Attendez-vous aussi à quelques surprises et à du contenu incroyable lié à mes prochaines sorties. Je suis très excité et j’ai hâte de pouvoir partager tout ça avec vous.

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