Interview : Spring'Alp | DJMAG France - Suisse - Belgique

Mathis, fondateur de Spring'Alp, nous en dit plus sur le jeune festival grenoblois, en amont de sa deuxième édition prévue le 16 octobre, au son de Vladimir Cauchemar, Etienne de Crecy, Synapson encore les Bloody Beetroots

Vladimir Cauchemar, Etienne de Crecy, Synapson, Bloody Beetroots, DJ Pone… Cette affiche de rêve n’est pas celle d’un grand festival parisien, mais du Spring'Alp, jeune événement grenoblois aux grandes ambitions. A l’approche de sa seconde édition prévue le 16 octobre au Palais des sports de Grenoble, Mathis, son fondateur, nous en dit plus sur les coulisses du festival.

Comment est né Spring'Alp ?

Nous sommes quatre amis d’enfance à avoir conçu ce projet. Nous avons un bar sur Grenoble, le Turnover, et l’idée était de pouvoir faire des soirées un peu plus grosses que ce que le lieu nous permet. De fil en aiguille, après plusieurs mois de recherches, est née l’idée de ce festival électro, dans l’enceinte du Palais des sports de Grenoble. Il a fallu nous entourer des bonnes personnes pour concevoir la programmation et faire perdurer l’événement, notre équipe étant encore novice dans ce domaine.

Quel est l’esprit du festival en terme de programmation et de direction artistique ?

Nous essayons de concevoir notre programmation autour d’un artiste, comme Vladimir Cauchemar pour notre nouvelle édition, et de créer un plateau homogène autour de lui tout en conservant un certain éclectisme. Cette année nous avons par exemple Synapson, qui est un projet plutôt mainstream, à côté duquel on retrouvera les Bloody Beetroots, Etienne de Crecy, DJ Pone… Nous voulions mettre l’accent sur le show et sur l’énergie. La particularité du Spring'Alp est que notre équipe garde la main sur la plupart des aspects du festival, contrairement à des événements plus installés qui vont faire appel à de nombreux prestataires extérieurs. Nous essayons de garder un côté artisanal, tant au niveau de la com que de la direction artistique.

Un festival electro dans cette ampleur, c’est quelque chose qui manquait au paysage événementiel grenoblois ?

Effectivement. Le secteur événementiel grenoblois n’est pas très développé, par manque de soutien de la ville et des collectivités. Il y a quand même certaines assos en place, mais il manquait un festival de plus grande ampleur, comparable à ce qu’on peut retrouver dans d’autres grandes villes. Il y avait donc la place pour apporter quelque chose de nouveau, tout en restant modeste et avec la volonté de faire nos preuves. La première édition du festival fut un test, pour voir l’accueil qui allait nous être réservé. La réussite de l’événement et l’engouement à l’annonce de la seconde édition nous a conforté dans notre volonté de faire perdurer le projet.

Comment avez-vous vécu cette année 2020, marquée par le report de l’événement prévu initialement en avril ?

Ça a été une grosse frustration car nous étions partis sur de très bonnes bases, avec une vraie demande du public pour cette nouvelle édition. De plus, l’arrivée du Covid a impacté non seulement le festival mais aussi notre bar, rendant l’épreuve deux fois plus difficile à gérer. Mais cela fait partie des aléas de la vie, et nous pouvons profiter du fait d’être plusieurs sur le projet pour nous soutenir mutuellement. Dans ce malheur, nous avons aussi eu la chance de pouvoir reprogrammer les artistes au Palais des sports pour une nouvelle date, le 16 octobre.

Infos et billets : https://www.facebook.com/events/420188705367742/

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