Le Set Electro d’Orléans vu par l’un des vainqueurs du DJ Cast | DJMAG France - Suisse - Belgique

Grand gagnant du Set Electro d’Orléans en 2014, Kid Lokizys revient pour nous sur cet événement fondateur dans sa carrière de DJ.

Après une première tentative en 2013, Kid Lokizys (alias LeKid) remporte le graal l’année suivante en remportant le DJ Cast. Une victoire qui lui permet d'assurer le warm-up du Set Electro d’Orléans en ouverture de Nervo, devant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs. Avec plusieurs dizaines de prétendants chaque année, le DJ Cast est une opportunité de rêve pour les DJs en herbe, qui tentent leur chance à chaque nouvelle édition en revant de se produire sur une mainstage de festival. Kid Lokizys revient pour nous sur cette aventure hors-norme.

Comment as-tu entendu parler du set electro ?

C’est un peu l’événement de tous les DJs de la région. Chaque année, le DJ Cast permet à un DJ de faire la première partie de l’événement, donc tous les DJs orléanais s’entraînent pour le concours toute l’année.

C’est cet événement en particulier qui t’a donné envie de devenir DJ ?

J’étais déjà DJ en clubs depuis plusieurs années, mais le set-electro m’a conforté dans l’idée que je voulais en vivre, que c’était une vraie passion.

Comment se sont passées les qualifications du concours ?

J’ai participé deux fois. Je suis arrivé finaliste en 2013 avant de gagner l’année suivante. J’étais vraiment déçu la première année, mais j’ai persévéré. Il y avait plusieurs étapes à franchir avant de gagner : envoyer un set audio, avant de venir faire un mix d’une dizaine de minutes en live à l’issu duquel trois DJs étaient selectionnés pour revenir pour un set de vingt minutes, quelques semaines plus tard. J’ai essayé de jouer des classiques et d’apporter plusieurs influences différentes pour toucher le public et le jury. Il fallait montrer sa capacité à faire un vrai warm-up, sans se mettre dans la position du DJ qui a absolument envie de briller. Il ne s’agit pas de jouer en peak-time.

Après avoir perdu l’année précédente, l’annonce de ta victoire a du être un soulagement….

Ça a été un soulagement et à la fois quelque chose de rassurant. J’ai vu des DJs participer six années de suite sans jamais gagner. Ça a été une reconnaissance de mes capacités de DJ et du travail que j’y ai mis. J’ai pris la chose au sérieux et j’ai beaucoup travaillé. C’était un peu comme perdre l’Euro puis gagner la Coupe du Monde ! J’ai été content d’être en finale, et ça m’a poussé à continuer de bosser et à ne pas relâcher la pression.

Quel souvenir gardes-tu de ton warm-up lors de la soirée, en ouverture du set de Nervo ?

J’en garde un souvenir incroyable. Il y avait près de 30 000 personnes il me semble, c’était une vraie satisfaction. J’ai beaucoup joué et voyagé en tant que DJ depuis, mais ce qui fait que cette expérience reste unique, c’est avant tout le fait de l’avoir réalisée à la maison, devant les gens qui m’ont soutenu. Même si ce n'était qu’un warm-up de 30 minutes, c’était un grand moment. Je souhaite à tous les DJs de pouvoir vivre une telle expérience, d’avoir le plaisir de jouer sur une telle scène devant ses parents, ses amis…

Est-ce que cette aventure t’a ouvert des portes ?

Pas directement, mais ça m’a apporté une crédibilité et une visibilité auprès de plein de gens.

Tu as donc poursuivi ta carrière de DJ après le Set Electro ?

Ça reste mon activité principale. Je produis, j’ai un morceau en collaboration avec Freekill qui est soutenu par DJ Snake, j’ai produit pour Major Lazer, je voyage beaucoup, notamment en Chine et dans le reste de l’Asie. Même si le secteur traverse actuellement une tempête, on tient bon !

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