Interview : tout savoir sur l’Insane Festival | DJMAG France - Suisse - Belgique

Dans le cadre de notre mois solidaire, plongez dans les coulisses de l’un des festivals électroniques les plus prisés du Sud de la France.

Depuis 2015, c’est un rendez-vous que les amateurs de musiques underground connaissaient bien. D’abord en indoor et désormais en plein air, l’Insane Festival s’est imposé en un temps record comme un acteur de choix dans le paysage électronique français. Il faut dire que chaque année, c’est le gratin des meilleurs DJs au monde qui s’y donne rendez-vous. Entre techno, trance, hardcore, acid, bass music et bien d’autres, en seulement cinq ans l’événement aura déjà vu défiler des poids lourds tels Vini Vici, Ricardo Villalobos, Angerfist, Petit Biscuit, Joseph Capriati, etc. Et l’Insane Festival ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Malgré l’annulation de son édition 2020, le festival a déjà en ligne de mire son premier Insane Winter le 31 octobre et surtout un cru 2021 qui promet de battre tous les records. Nous avons donc profité de notre mois solidaire pour rencontrer Lucas Defosse, président de Pléiade Production et co-fondateur de l’Insane Festival, afin qu’il nous livre tous les secrets de l’événement.

Comment est né l’Insane Festival ?

Ça faisait déjà quatre ans que je travaillais sur un autre festival que j’avais créé, le Positiv Festival. J’ai rencontré Gabriel Belliard en 2013 sur World Trance. Il avait déjà lancé World Trance en 2012 mais au début c’était plus une page web que des soirées. On était amis depuis dix ans et quand on s’est retrouvé là-dessus on a eu l’envie de faire quelque chose ensemble qui regrouperait tous les styles de musiques électroniques. Et c’est comme ça qu’est né l’Insane Festival en 2015 au Parc Expo d’Avignon.

A quoi ressemblait cette première édition ?

Pour notre première édition on a été élu meilleur nouveau festival français par les Festivals Awards. On a fait pas loin de 18 000 spectateurs sur quatre scènes avec Boris Brejcha, 2manydjs, Angerfist, Dr. Peacock, etc.

En cinq ans, quel est ton souvenir le plus marquant du festival ?

Pour moi 2016 a été l’année la plus marquante. On est passé à cinq scènes, on a fait l’une des premières dates de Petit Biscuit, on avait FKJ qui est maintenant quasiment impossible à booker. Côté techno on avait du très pointu avec Maya Jane Coles, Seth Throxler, etc. Ce festival a été un carton. Cette année on a même été élu troisième meilleur festival d’Europe par un magazine anglais. 

Comment s’est faite la transition d’un événement indoor à un festival en plein air ?

A la base on était en indoor et ce sont les événements qui nous ont amenés à penser au plein air. On voulait développer une scène sur une autre vision que simplement la musique électronique, en apportant petit à petit d’autres styles. Mais le Parc Expo c’est très restreint. On voulait aussi faire un camping et on ne pouvait pas. Donc naturellement on s‘est tourné vers le plein air.

Chaque année l’Insane affiche une vraie densité de styles représentés avec aussi bien de la trance que de la techno, du hardcore, de la bass music, etc. Est-ce que vous vous fixez des limites quant à vos choix de programmation ?

Les limites elles sont surtout financières. On est auto-financé à 99%. Et puis une limite de place aussi parce que là où on est, on ne pourrait pas faire dix scènes. On essaie surtout de travailler le festival en termes de confort pour le public et puis côté programmation, mêler à la fois des têtes d’affiche, des pépites et des nouveaux venus.

Dans cette densité de styles, est-ce que vous constatez des tendances ou des courants plus prisés que d’autres par les spectateurs ?

Ça dépend des années. En 2015 c’était vraiment la trance qui prédominait dans notre public. Entre 2017 et 2019 on a eu beaucoup de hardcore. L’année dernière on a vu beaucoup de gens qui aimaient l’acid. Mais notre public il vient surtout pour l’univers, pour découvrir des DJs. En 2015 on a fait la première date en France de Mandragora. En 2016 on a été parmi les premiers à faire Petit Biscuit. Quand on fait Boris Brejcha pour notre première édition, il n’est pas encore très connu. Donc les gens viennent aussi pour la découverte.

Le 31 octobre, vous organisez pour la première fois l’Insane Winter. Est-ce que cet événement indoor est une conséquence de l’annulation du festival cet été ?

En fait l’Insane Winter était déjà prévu à la base. Ce n’est pas un événement qui est né du COVID-19. On a envie d’installer l’Insane Winter à Montpellier et ça se fera donc au Zénith pour cette édition.

Et à quoi peut-on s’attendre pour ce premier Insane Winter ?

Comme on sera dans la période d’Halloween, on veut faire une sorte de soirée elrow à notre sauce. Avec des confettis, une déco de malade, des performeurs, etc. Ça va être la fête.

Il nous était inconcevable de ne pas vous voir pendant une année entière... C’est ce, pourquoi, nous vous présentons...

Publiée par Insane sur Mercredi 15 juillet 2020

Est-ce que vous travaillez déjà sur l’édition 2021 de l’Insane Festival ?

Oui tout à fait et pour teaser un peu… Sincèrement je pense qu’en 2021 vu comment se déroulent les confirmations qu’on a déjà, on devrait partir sur le plus gros line-up jamais vu à l’Insane. Et dans tous les styles. Pour l’année prochaine on va avoir moins de scènes mais encore plus de styles représentés. On va de l’acid à la techno en passant par le hip-hop, de la dub, du reggae, etc. Et plus que la musique, on va aussi avoir des humoristes, des conférenciers, etc. On a aussi des artistes qui devaient jouer cette année qui ont déjà été confirmés pour 2021 comme Mandragora ou Angerfist. Nos grosses têtes d’affiches seront là et on va encore en rajouter.

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