Un plan de sauvegarde de 50 millions d'euros pour les clubs français | DJMAG France - Suisse - Belgique

Alors que leur réouverture n'est toujours pas envisagée, les clubs et discothèques obtiennent un plan de sauvegarde de 50 millions d'euros de la part du gouvernement français....

Il était temps ! Interdits de rouvrir leurs portes, les clubs et discothèques de France exercent une pression constante sur l'exécutif afin de faire prendre conscience de la détresse du secteur d'activité dans son ensemble. Même si aucune perspective de réouverture n'est aujourd'hui connue, le ministère de l'économie, par l'intermédiaire de M. Griset (ministre délégué aux PME), a annoncé ce matin la mise en place d'un plan de sauvegarde pour les quelques 1600 établissements concernés. 


Aujourd'hui, on est sous perfusion, il faut absolument qu'on puisse rencontrer le ministre de la Santé pour savoir comment rouvrir le plus vite possible. Michaël Fox, GNI


Fermés depuis quatre mois pour cause de pandémie, de nombreux établissements sont menacés de faillite, il était donc urgent que le gouvernement réagisse en débloquant un budget. C'est chose faite : "Les loyers, factures d'eau et d'électricité et autres frais seront pris en charge à hauteur de 15.000 euros par mois maximum, pendant trois mois, au lieu de 5.000 euros initialement prévus dans les dispositifs d'aides aux entreprises menacées de faillite. Ce plafond couvre les charges d'environ 85% à 90% des établissements du monde de la nuit", a précisé Alain Griset.

Le ministère évalue le coût total de la mesure à 50 millions d'euros pour 1600 entreprises concernées. A partir du 10 septembre, les établissements du monde de la nuit bénéficieront de dérogations pour avoir accès aux aides du fonds de solidarité aux entreprises, mis en place pour faire face à la crise économique causée par le Covid-19. Les critères de chiffre d'affaires, de nombre de salariés, de perte de revenus ne s'appliqueront plus aux entreprises de ce secteur afin "de ne pas avoir de risque de fermetures d'entreprises", a précisé Alain Griset.

Les représentants du secteur, le Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration (GNI-HCR), l'association française des exploitants de discothèques et dancings (AFEDD), l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) et le Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs (SNDLL) ont salué la prise en compte des difficultés de leurs entreprises. "Aujourd'hui, on est sous perfusion mais ce n'est pas avec des aides que nous allons nous en sortir, il faut absolument qu'on puisse rencontrer le ministre de la Santé pour savoir comment rouvrir le plus vite possible", a plaidé Michaël Fox, l'un des porte-paroles du GNI. 

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