Kimotion nous raconte les dessous de sa reprise d’’I Will Survive’ | DJMAG France - Suisse - Belgique

Le duo français Kimotion s’est lancé dans un pari risqué : reprendre l’emblématique ‘I Will Survive’ de Gloria Gaynor. Andy, moitié du duo, nous dévoile les dessous de cette reprise aussi audacieuse que réussie.

Du groupe de rock américain Cake à la chanteuse Demi Lovato en passant par le funk de Scary Pockets, les versions du classique ‘I Will Survive’ de Gloria Gaynor ne se comptent plus. Quatre décennies après sa création, le titre est et reste l’un des plus iconiques de la pop music, associé pour beaucoup à la Coupe du monde 1998, dont il fut l’hymne. Alors que la pandémie du Covid-19 paralyse le monde, le duo Kimotion a voulu s’emparer à son tour de ce titre culte, en faisant un message d’espoir dans cette période particulièrement sombre. Andy, moitié du duo, nous dévoile les dessous de cette reprise efficace, entièrement réalisée lors du confinement.


On ressentait le besoin de donner un message d’espoir.


D’où est venue l’idée de cette reprise ?

Avec mon frère, nous nous sommes demandé ce que nous pouvions faire pendant le confinement qui ne soit pas de la musique comme nous avons l'habitude d’en faire. On voulait faire quelque chose de positif, dans cette période où les informations ne parlent que du virus, du nombre de morts… On ressentait le besoin de donner un message d’espoir. Le titre ‘I Will Survive’ est alors apparu comme une évidence.

C’est un morceau qui avait déjà une place particulière dans votre coeur ?

C’est une référence, ça nous rappelle la Coupe du monde 1998, la victoire, on a grandi avec. On voulait rappeler ces moments de bonheur, de positivité. Le clip montre bien ce message, avec son évolution jusqu’aux retrouvailles finales.

S’attaquer à un morceau aussi iconique, qui a déjà fait l’objet de nombreuses reprises, c’est un pari risqué ?

Le simple fait de le reprendre, peu importe ce que tu en fais, c’est quelque chose de risqué. On va forcément te dire que tu choisis la facilité parce que c’est un morceau que tout le monde connaît , qui a déjà été repris plein de fois. On s’est demandé comment on allait le tourner, comment le rendre plus moderne sans le dénaturer. On a voulu garder ce côté instrumental, car nous sommes musiciens à la base. On a fait de vraies lignes de basses, des vraies parties guitare, comme si c’était joué par un groupe. Ça reste électro, notamment dans le drop, mais on voulait que le rendu soit élégant.

Est-ce que vous avez écouté les différentes reprises pour vous assurer de ne pas refaire quelque chose qui aurait déjà été fait ?

Pas du tout ! On connaissait celle de Cake qu’on aime beaucoup, mais on a foncé sans se préoccuper de tout ça, on l’a fait avec le coeur. C’est une démarche sincère, sans calcul.

Faire ce titre en période de confinement a t-il a changé votre méthode de travail habituelle ?

Ça n’a rien changé. Mon frère habite à New-York donc nous avons l’habitude de travailler à distance. On ne va jamais en studio, on enregistre tout de chez nous et on fait des allers-retours.

Maxyme et Ever Mihigo s’occupent des parties vocales du titre. Pourquoi avoir fait appel à eux ?

Nous avions repéré Maxyme dans The Voice cette année. Dès sa première prestation, j’ai eu envie de faire un titre avec elle. Je l'ai contactée sur les réseaux sociaux il y a quelques semaines. Quand l’idée de cette reprise est venue, j’ai tout de suite pensé à elle. Ever est un de nos amis producteur et chanteur dont le collectif a réalisé ‘Djadja’ ou ‘Pookie’ d’Aya Nakamura. On lui a proposé de participer au titre, et en 24 heures il nous avait envoyé sa partie vocale. Tout s’est fait très vite.

C’était une volonté dès le départ de confier le chant à un homme et une femme ?

Oui, on s’est dit qu’il fallait que ce soit rassembleur, et que ce serait plus chaleureux et fédérateur d’avoir des voix tant masculines que féminines.

Vous avez également profité du confinment pour lancer votre concept ‘DJexperience’. Tu peux nous en dire plus ?

Au tout début du confinement, on a eu l’idée de créer un projet avec tous nos potes DJs. On fait un morceau collaboratif, sur lequel on travaillait l’un après l’autre. Tous les jours, on a partagé sur nos réseaux ce qu’a fait le DJ du jour, ce qui a permis aux gens de suivre l’évolution de la conception du titre. Le morceau est désormais terminé, et devrait sortir d’ici quelques semaines. Tous les bénéfices seront reversés au personnel hospitalier.

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