Interview : Oliver Heldens | DJMAG France - Suisse - Belgique

Rencontre avec l’artiste à la musique entre passé, présent et future house.

Oliver Heldens ne se soucie pas des barrières du temps. S’il s’est fait connaitre avec des tubes comme ‘Gecko’ ou ‘Koala’ et une musique entre deep house et future house, c’est désormais du côté du passé qu’il vient puiser son inspiration. Collaboration avec le mythique Nile Rodgers sur ‘Summer Love’, réinterprétation du ‘Don’t Go’ de Yazoo sur ‘Turn Me On’ (aux côtés de Riton), reprise de ‘Time To Move’ de Carmen sur ‘This Groove’, depuis le début de l’année le Hollandais semble développer un vrai penchant pour la musique des années 70 et 80. Et en remettant au goût du jour ces classiques, c’est aussi le fil de l’histoire de la house d’aujourd’hui que remonte le boss du label Heldeep Records. En résulte une musique hors du temps qui tout en allant puiser dans son passé, se veut toujours des plus actuelles. La preuve, Oliver Heldens est l’un des artistes les plus populaires de sa génération et a même atteint cette année la septième place du Top100DJs. Continuant sur sa lancée, il s’attaque désormais aux années 90 et au titre ‘Atmosphere’ de la légende de la deep house Kerri Chandler dont il livre une relecture contemporaine avec son tout nouveau single ‘Aquarius’. De quoi signer un morceau parfaitement taillé pour les clubs qui vient clore en beauté l’année particulièrement bien remplie d’Oliver Heldens. L’occasion idéale pour le rencontrer et discuter avec lui de ses influences, de ses dernières sorties et de ses projets à venir.

Que ce soit avec ‘Aquarius’ ou tes précédentes sorties comme ‘Turn Me On’ ou ‘This Groove’, tes derniers singles sont tous basés sur des vieux morceaux. Comment expliques-tu ton intérêt à remettre au goût du jour ces titres parfois oubliés ?

Je pense que leur point commun est que ces titres ont tous quelque chose d’intemporel. C’est ce qui fait qu’encore aujourd’hui des gens comme moi peuvent les apprécier. Donc pour moi c’est très amusant de jouer avec tous ces vieux samples.

Tu es né en 1995 mais tu te retrouves aujourd’hui à sampler des morceaux qui datent parfois des années 80 ou 70. Comment as-tu découvert ces musiques ?

Même si ce sont des vieux morceaux, tu continues à les entendre un peu partout. Pour la plupart, il a aussi beaucoup de DJs qui en ont fait des bootlegs ou des remixes et qui continuent de les jouer. Et puis aujourd’hui avec Youtube, Spotify, etc., c’est vraiment très facile de chercher et de trouver de nouvelles musiques.

En parlant de vieux morceaux, l’année dernière tu as aussi pu remixer le mythique ‘Le Freak’ du groupe Chic. Est-ce que tu étais stressé à l’idée de t’attaquer à un tel monument de l’histoire de la musique ?

Oui carrément. Quand on m’a proposé de faire ce remix, j’ai d’abord eu très peur. Je me demandais vraiment comment je pouvais remixer un morceau si iconique. Mais en commençant à travailler dessus, j’ai rapidement trouvé l’idée du drop et de la ligne de basse. Et de là tout le reste est venu. J’ai essayé d’y poser ma touche tout en restant fidèle à l’original. Nile Rodgers a adoré mon remix donc je pense que ça a plutôt bien marché (rires).

Quelques mois plus tard tu as d’ailleurs invité Nile Rodgers sur ton titre ‘Summer Love’. Comment c’était de se retrouver en studio avec lui ?

C’était très fun. Il a travaillé avec tous mes héros musicaux donc de me retrouver en studio avec lui c’était comme un rêve qui se réalisait.

Cette année tu as été très actif sous ton propre nom mais aussi avec ton side-project Hi-Lo. Il y a quelques semaines tu sortais notamment un morceau intitulé ‘Poseidon’.

Oui et c’est peut-être le morceau de Hi-Lo le plus lourd que j’ai pu sortir. Le drop a vraiment une ligne de basse très puissante. Le titre a été soutenu par plusieurs de mes artistes techno favoris donc j’en suis vraiment très fier. Sous Hi-Lo je travaille aussi sur un re-work de ‘The First Rebirth’ par Jones & Stephensen. C’est un vieux classique des raves belges.

Comment trouves-tu l’équilibre entre ta carrière sous Oliver Heldens et celle sous Hi-Lo ?

Je suis toujours plus concentré sur tout ce qui touche à Oliver Heldens mais pour moi c’est très amusant de faire les deux. Il m’arrive de me dire « ok maintenant je vais faire un morceau pour Hi-Lo » mais souvent quand je suis en studio, je laisse la musique se jouer sans me demander pour quel projet je travaille. Et seulement après je vois le résultat.

Avec tous ces nouveaux singles qui sont arrivés depuis le début d’année, est-ce qu’on peut s’attendre à un album complet d’Oliver Heldens ?

J’y pense mais pour le moment je préfère me concentrer sur mes singles. Mais oui j’espère qu’un jour je pourrai faire un album et permettre ainsi de sortir tous les morceaux que j’ai en stock et qui n’ont pas encore vu la lumière du jour.

Articles en relation

Vidéos en relation

Artistes en relation

Commentaires