5 bonnes raisons de visiter l’expo 'Electro' de la Philharmonie de Paris | DJMAG France - Suisse - Belgique

Ce mardi 9 avril, la Philharmonie de Paris ouvre au public les portes de son exposition ‘Electro : de Kraftwerk à Daft Punk’. Voici cinq bonnes raisons d’aller y faire un tour…

Si le mot philharmonie évoque plus les symphonies de Mozart que les DJ sets techno, celle de Paris s’est fait fort de ne s’imposer aucune barrière stylistique. Outre sa programmation, qui fait la part belle au classique comme aux musiques actuelles, l’institution parisienne expose diverses cultures musicales, de l’orient (‘Al Musiqa’) aux caraïbes (‘Jamaica Jamaica !’). En ce début de printemps, la Philharmonie de Paris se penche sur la musique électronique au travers d’une exposition événement : ‘Electro : de Kraftwerk à Daft Punk’. Si vous hésitiez encore, voici cinq bonnes raisons d’aller y jeter un oeil… et une oreille !

1- Une expérience hors norme

Loin de la rigidité des expositions traditionnelles, la Philharmonie de Paris a voulu offrir au public une véritable expérience sensorielle. Plus qu’une histoire des musiques électroniques, 'Electro' touche du doigt l’essence du clubbing au travers d’un parcours ludique mêlant installations visuelles et sonores, qui plonge le visiteur dans une atmosphère nocturne évoquant tant les rave parties que les studios d’enregistrement. Plutôt que de parler de la musique électronique au passé au travers d’une retrospective surannée, la philharmonie rend compte d’une scène bien vivante, dans laquelle elle entend immerger pleinement le public. Un pari réussi !

2- Un récit unique de l’épopée électronique

Divisée en quatre segments (‘Man & Woman Machine’, ‘Dancefloor’, ‘Mix & Remix’, ‘Imaginaires & Utopies’), l’exposition offre une cartographie inédite de la scène électronique. Chronologique (une frise de plusieurs mètres nous plonge dans les grandes heures de ce courant musical dès le début du parcours) et géographique (des corners consacrés à Détroit, Chicago, Berlin et New-York jalonnent l’exposition), elle nous permet d’ appréhender le monde de l’électro en le contextualisant, tant d’un point de vue artistique que sociétal.

3- Des oeuvres inédites

Des vidéos 3D signées Kraftwerk, une installation des Daft Punk autour du clip de ‘Technologic’, une scénographie signée par le duo 1024 Architecture, un « phonochose » créé spécialement par Jacques, une TR 808 géante, une installation en réalité virtuelle de Molécule, une bande son signée Laurent Garnier… Les artistes ont donné de leur personne et participé activement à l’élaboration de cette exposition. Ces trésors inédits justifient presque à eux seuls le déplacement.

4 - Une collection impressionnante

Des synthétiseurs tout droit sortis de la collection personnelle de Jean-Michel Jarre (Moog, ARP 2500...), des instruments rares (comme le futuriste Gmebaphone de 1975), des flyers du Second Summer of Love (période qui a vu émerger la culture club en Angleterre à la fin des années 80), des photos grand format signées Andreas Gursky, des collages de vinyles de l’artiste Christian Marclay… Le parcours fourmille d’objets et de documents fascinants, témoignages de la richesse de la culture électro.

5 - Un événement rare

Encore marginalisée il y a quelques années, la musique électronique reçoit enfin la reconnaissance institutionnelle qu’elle mérite. Cette exposition, l’une des premières d'une telle ampleur consacrée à ce genre musical, en est un magnifique témoignage. Ne boudons pas notre plaisir de voir cette scène considérée à sa juste valeur, tant pour son apport artistique que culturel ! 

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