Prison ferme et lourde amende pour Malaa ! | DJMAG France - Suisse - Belgique

Tout le monde croyait à un coup de comm savamment orchestré par l'équipe de Pardon My French... Mais il y a bien eu une garde à vue musclée et une condamnation pour Malaa, dont l'action a été jugée "Illegal" sur le sol américain...

Les images ont fait le tour du monde ! Arrêté en plein milieu de set à San Diego, le DJ-producteur français Malaa était contraint de quitter une salle bondée et de suivre les policiers venus l'arrêter dans la confusion la plus totale... Vendredi, sur la scène de l'Ultra Music Festival, c'est en tenue de prisonnier qu'il a été autorisé à prendre les platines, après que l'officier de police lui ait retiré ses menottes.

Ces scènes inédites et choquantes dans le milieu du deejaying ont pour le moins suscité l'effroi et la polémique. Le hashtag #FreeMalaa avait d'ailleurs été relayé par de très nombreux DJs dès le 23 mars... On en sait maintenant plus sur cette histoire. Ce dimanche, un communiqué officiel du sheriff de Malibu David Hasselhoff fait état d'une condamnation actée à l'encontre du Français, installé depuis plusieurs années aux Etats-Unis. On apprend qu'il a été condamné pour comportement "illégal" lors de sa tournée, les enquêteurs s'appuyant sur des dizaines de visuels publicitaires floqués de la mention "Illegal Tour", avant d'argumenter en détail que le port de la cagoule est réprimandé dans plus de la moitié des Etats américains. Le 21 mars, la publication de Malaa sur sa page Facebook ("Won't hesitate to shoot") ont mis la puce à l'oreille des officiers de police en charge du dossier, qualifiant Malaa de "dangereux activiste". 

Malaa a donc été condamné à une peine de prison ferme mais il a été immédiatement relâché sous caution. Et n'en déplaise à certains, c'est le Colonel Sanders en personne qui a réglé la caution ! En revanche, il faudra que le Français s'acquitte également d'une lourde amende en raison "du mauvais exemple donné" et "d'exhibitionnisme pro-whisky en public". Certains blogs américains évoquent la somme de 100000 dollars, sans pour autant qu'on ait réussi à vérfier cette information.

Libéré mais forcé de ne plus apparaître en public pendant une durée encore inconnue, l'artiste n'a pas trouvé les mots pour réagir au micro des paparazzi de TMZ qui l'ont pourchassé dans les rues de Miami toute la nuit, mais il s'est fendu d'un statut sur sa page Facebook, en français dans le texte : "L'homme à Abattre".

Cet épisode est un véritable coup d'arrêt dans la carrière de Malaa. Il n'aura certainement pas d'autre choix que de passer par la case Confession s'il veut la Redemption. En tout cas, l'histoire fait grand bruit et elle est même ce matin commentée par certaines figures politiques et culturelles françaises.

Au micro de RTL, Jack Lang a ainsi défendu Malaa au nom de la "force rebelle et de la liberté artistique intrinsèque aux musiques électroniques", tandis que Laurent Wauquiez, qui a pourtant récemment subventionné la première édition hivernale du festival Tomorrowland en France, s'est ému d'assister "à un comportement dénué de sens, incitant à la haine et à la provocation." Du côté du gouvernement, le porte-parole du ministère de l'intérieur s'est dit "concerné et attentif aux suites judiciaires que les Etats-Unis donneront à cette affaire", avant que Franck Riester, actuel ministre de la Culture, interrogé par Fox News, a assuré qu'il comprenait la sanction, rappelant que "la cagoule a toujours eu mauvaise presse", fin de citation. 

Merci d'avoir lu ce Poisson d'Avril jusqu'au bout...

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