Ed Banger célèbre son 15ème anniversaire en beauté ! | DJMAG France - Suisse - Belgique

Ce samedi 31 mars, le label Ed Banger fêtait ses 15 ans d’existence avec un concert symphonique et des DJ sets enflammés.

Il y a tout juste 5 ans, Ed Banger soufflait ses 10 bougies en fanfare à la Grande Halle de la Villette. Pour l’occasion, le label parisien montait de toutes pièces un véritable parc d’attraction, le Edbangerland. Cinq ans plus tard, Pedro Winter et son équipe ont récidivé et offert une soirée à l'ambition démesurée.


C’est tout l’arbre généalogique d’Ed Banger qui est passé au filtre de l’orchestre !


Les 2700 spectateurs présents au Grand Rex ont ainsi eu le privilège d’assister à un concert symphonique du prestigieux orchestre Lamoureux, mené pour l’occasion par Thomas Roussel. Pendant plus d’une heure, les 70 musiciens présents sur scène se sont approprié le catalogue du label, lui donnant un souffle orchestral inédit. Saluons l’audace d’Ed Banger : adapter les hymnes de la French Touch 2.0 en version symphonique pour un concert unique, cela relève du tour de force !

Les classiques du label, mais aussi des morceaux plus confidentiels, ont donc subi un lifting de luxe, métamorphosés par une armée de violons, contrebasses, cuivres, percussions et autres flûtes. De ’Star Tripper’ et ‘Baby I’m Yours’ de Breakbot à ’Elevation’ de Para One en passant par le ‘Pocket Piano’ de DJ Mehdi, ‘To Protect and Entertain’ de Busy P, et un long medley des titres de Justice, c’est tout l’arbre généalogique d’Ed Banger qui est passé au filtre de l’orchestre. Le public, probablement plus habitué aux néons des clubs qu’aux boiseries des Philharmonies, fut particulièrement réceptif, se levant comme un seul homme pour saluer l’orchestre à la fin du concert. Pedro Winter, visiblement ému, monta alors sur scène le temps d’un discours, invitant les artistes du label à le rejoindre.

Une partie de la foule est ensuite descendue de quelques étages direction le Rex Club pour la deuxième partie de soirée. Exit les costumes de soirée et les instruments lustrés: la troupe d’Ed Banger est alors revenue aux traditionnelles platines pour une nuit 100% électronique. Après une entrée en matière concoctée par les ‘nouveaux’ que sont Borussia, 10lec6 et Boston Bun (ainsi que So-Me, graphiste historique d’Ed Banger), la température monte d’un cran grâce à la House sophistiquée de Cassius puis au funk 2.0 de Breakbot. Vient ensuite le mystérieux Vladimir Cauchemar, remarqué récemment par la ritournelle désuète mais terriblement efficace de 'Aulos' et son clip second degré. Affublé d’un masque de tête de mort, il a enchaîné les bangers électro-trap et chauffé le public à blanc avant l’entrée du duo le plus attendu de la soirée : Justice. Très en forme, Xavier et Gaspard ont fait pleuvoir des bombes sonores sur le public du Rex. Les premiers rangs ont d'ailleurs pogoté comme s'ils étaient à un concert de métal, confirmant là que Pedro Winter avait choisi le meilleur nom de label possible (ndlr : Ed Banger s'inspire du head banging pratiqué par les fans de heavy-metal). 

Les deux compères sont passés de la Bass Music de Skrillex (‘VIP’s’) au Hip-Hop groovy de Run DMC (‘It’s Tricky’) en un claquement de doigt, avant de repartir pour une virée Punk (Death From Above 1979, remixé par Erol Alkan) et de finir en Pop 80’s (‘I’m So Excited’ de The Pointer Sisters), sans oublier quelques classiques made in Justice (‘Genesis’, en ouverture, et ‘Stress’ version live 2017). Si les deux producteurs ont définitivement délaissé l’électro pur jus sur disque, ils restent de redoutables DJs faisant preuve d’un éclectisme sans faille, comme l’a démontré ce set exceptionnel qui en a laissé plus d’un sur les rotules. L’arrivée de SebastiAn pour prendre le relai n’a rien arrangé, ce dernier carbonisant définitivement le public avec son classique ‘Walkman’ ou encore ‘Solid’ de Mr Oizo, grand absent de la soirée (pour cause de tournage, certainement). Les survivants ont terminé la nuit au son de Busy P (alias de Pedro Winter), de la jeune recrue Myd et du vétéran Feadz.

Après 15 années particulièrement riches, Ed Banger n’a rien perdu de sa superbe et s’inscrit encore un peu plus comme une institution dans le paysage électro français et international. Rendez-vous dans 5 ans pour les 20 ans du label !

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