Interview : Fritz Kalkbrenner | DJMAG France - Suisse - Belgique

Rencontre avec Fritz Kalkbrenner quelques semaines avant la sortie de son album 'Ways Over Water'...

Fritz Kalkbrenner ne suit aucun standard. Avec 'Ways Over Water', l'Allemand confirme son grand talent et affirme son penchant pour une House ensoleillée, bien lointaine de l'ambiance parfois glauque de 'Berlin Calling', le film qui l'a révélé en 2008 aux côtés de son frère Paul. On se souvient tous de 'Sky and Sand', cette bande son complètement planante, illuminée par la voix soul de ce trentenaire berlinois. Depuis, deux albums ont confirmé Fritz dans des aspirations musicales plus soulful que techno. Ce 3ème album est de loin le plus abouti, avec un travail d'arrangements poussé à l'extrême, qui incorpore de bonnes parties de cuivres et des boucles souvent ethniques. Du début à la fin, on est en immersion totale dans les méandres intellectuels d'un artiste mâture et unique en son genre. Alors que la sortie n'est prévue que pour le 27 Octobre, nous avons rencontré Fritz lors d'une récente visite à Paris... Extraits !

Je suis comme un traducteur, une interface entre mes différentes influences.

On est à quelques semaines de la sortie de 'Ways Over Water'. Où as-tu puisé ton inspiration pour ce troisième album ? 

'Ways Over Water' est un titre d'album en forme de métaphore. Dans la vie quotidienne, tu dois faire face à plein de problèmes et de défis qui viennent se poser sur ton chemin comme des embûches. Et tu es bien obligé d’essayer de passer à travers ces problèmes. Tu te demandes comment tu vas réussir à passer au-delà de cet océan de problèmes... Tu dois trouver des chemins pour t’en sortir. J'ai réfléchi à ça au moment de la composition de l'album.

On est bien loin de la B.O. de Berlin Calling. Tu as opté pour une House positive et ensoleillée. C’est la musique sur laquelle tu souhaites te concentrer maintenant ? 

Tu as raison. Il arrive que certains artistes sortent des albums avec des titres qu’ils ne jouent pas ou qui ne leur plaisent pas à 100%. A l’heure actuelle, cet album représente parfaitement ma musique. C’est cette musique que je veux faire et que je veux jouer lors de mes shows. C’est ce que j’aime ! 

Tu t'éloignes de la Techno sombre qui a longtemps collé à l'image de Berlin ? 

J’aime avoir cette sorte d'équilibre dans mon album, entre des titres soft et des titres plus sombres. Mais je pense que lors de mes prochaines dates, il me sera difficile de jouer de la techno fracassante. J’intègre des parties vocales en Live et ça ne pourrait pas coller. 

Il y a un vrai travail sur les instruments utilisés et les mélodies présentes sur cet album. As-tu passé beaucoup de temps en studio ?

Il y a eu deux étapes dans la production. Pendant que j’étais en tournée, j’avais déjà commencé à mettre quelques idées sur le papier. Puis, au printemps, j’ai commencé à réellement me poser en studio pour travailler sur l’album. Pendant 2 à 3 mois, je me suis concentré et j’ai bossé en studio des heures et des heures pour finaliser chaque titre, enregistrer les vocaux et les instruments. 

On retrouve des titres Afro-Beat, House, Jazzy… Un vrai mélange de styles. Cet album est-il un mix de tes influences de toujours ? 

Totalement ! Tous les titres House, Jazz, Soul que j’ai pu écouter depuis très jeune sont tous venus se mélanger dans ma tête. De Greyhound jusqu’à Marvin Gaye en passant par la musique que j’écoutais dans les clubs de Berlin. Toutes ces inspirations m’ont été utiles dans la réalisation de cet album. Je suis comme un traducteur, une interface entre mes différentes influences. Mon but étant d'en ressortir l'essence à travers mes propres titres.

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