Depuis la sortie de son mini-album 'Sauvage' en 2014, le jeune normand n'en finit plus de monter. Il fait maintenant partie des habitués des meilleurs festivals et sera à l'affiche de l'Olympia le 8 Octobre prochain...

Même s'il fait de ses MPC ses jouets préférés depuis 2010, tout s'est accéléré pour Fakear en 2014 avec la sortie de son mini album 'Sauvage'. Habitué des festivals (Transmusicales, Printemps de Bourges, Dour, Les Vieilles Charrues), ce jeune normand est en phase ascendante. Ses comptines électroniques atmosphériques mettent en avant une belle musicalité, alimentée par des samples ethniques la plupart du temps. Doué en studio, Fakear parvient aussi à traduire son électro en Live. Il foulera les planches de l'Olympia le 8 Octobre et sera l'une des attractions du Main Square Festival d'Arras le 4 juillet, preuve de l'intérêt qui plane autour de lui, alors que son nouveau maxi 'Asakusa' sera disponible le 1er Juin.


 Je n'ai pas l'impression que la French Touch soit toujours d'actualité.


Quels sont les artistes français qui t'ont le plus influencé dans ton travail en studio ? 

A vrai dire, les artistes qui m'ont réellement influencé sont anglais. Superpoze m'a inspiré pour le live, et m'a donné quelques conseils aussi. De manière générale, je n'écoute pas beaucoup de musique électronique française, à part les copains !

Actuellement, sens-tu un renouveau français à l'échelle internationale ? 

Je ne sais pas si on peut parler de renouveau, mais il y a deux-trois noms qui commencent à faire du bruit : Point Point, Alesia, Stwo, Dream Koala... Autant de gars qui font le tour du monde. C'est une scène qui reste underground, mais c'est le futur !

La scène électro française (au sens large du terme) te rend-elle fière ? 

Oui, je suis assez fier des gars qui ont réussi à s'affranchir de l'esprit French Touch, et qui font vraiment partie de la scène mondiale au même titre que les Anglais ou les Australiens. Les Daft Punk sont à part, car la French Touch, c'est eux. L'electro française aujourd'hui, c'est Stwo, qui tourne avec Kaytranada, ou Alesia, signé sur le label de Skrillex !

Quand tu es à l'étranger, l'esprit French Touch est-il toujours présent ?

Non... Je n'ai pas l'impression que la French Touch soit toujours d'actualité. C'est un truc très français, de se souvenir de ces temps comme de l'âge d'or de l'électro. Nous traversons un truc aussi énorme aujourd'hui... Et je pense que les autres pays s'en rendent compte. Nous pouvons faire partie de ce renouveau si nous acceptons d'aller au-delà de la French Touch, si nous comprenons qu'il n'y a pas d'exception culturelle française dans l'électro. Nous produisons comme tout le monde, et quand c'est bien, c'est parce que ça sonne, pas parce que c'est français.

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